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Carbonic Fields



Interview du groupe Carbonic Fields

A découvrir le groupe de Metal  Carbonic Fields du havre , qui préesnte son présente son 1er album " Ite est"

Artwork réalisé par le célèbre  Stan W Decker

En écoute sur BandcampDeezerSpotifyYoutube musicApple Music

 Comment est né votre groupe ?

Mathieu Méheust :

Le projet Carbonic Fields est né en 2018, lorsque j’ai soumis la démo de « Punishment by Fire » à Tom (Chant, Vikings’n’Celts).

Armé de quelques bribes de paroles, nous avons placé le chant sur ce morceau durant le trajet qui nous menait au Hellfest!

Le retour fut d’ailleurs bien moins productif…

Mais nous sentions que nous tenions quelque chose, ce qui nous a poussé à continuer sérieusement le projet.

Avec Tom, c’est très facile de travailler : nous nous connaissons depuis 30 ans et avons déjà joué ensemble dans 2 formations, Extreme Onction (1997) et Vikings’n’Celts (de 2004 à 2010).

J’ai continué à travailler sur de nouveaux morceaux via logic pro, et lorsqu’ils étaient suffisamment aboutis, je les présentais à Tom.

L’objectif initial était de produire un 4 titres quasi pro, dans le son et la composition, afin de pouvoir démarcher des musiciens et retrouver les joies du live.

Il a fallu apprendre à maitriser un minimum les techniques d’enregistrement, ce qui a ralenti un peu le processus : nos connaissances sur le sujet étaient plus que sommaire!

Faire un bon EP de metal nécessite de bons morceaux, une bonne production… et un très bon batteur pour donner du souffle aux compositions.

Il n’a jamais été envisagé de passer par une boite à rythme, il nous fallait le coté « organique » du vrai batteur!

J’ai tout de suite pensé à Franky Costanza, qui avait accepté de travailler pour un ami, Mika Larriven, sur son projet Oreskah.

Je suis fan du jeu de Franky depuis ses débuts dans Dagoba… Quelle joie quand il a accepté de travailler pour nous!

Mika Larriven devait d’ailleurs mixer et masteriser notre 1er effort, mais il n’était pas disponible.

Nous avons pris contact avec différents studios et ingé-sons, mais l’enthousiasme débordant de JC Guillard des Studios Underwaves nous a tout de suite plu :

Il nous aiderait dans l’apprentissage de la MAO, mais serait impitoyable sur la qualité des prises.

On en a clairement bavé, à tout point de vue…

JC a beaucoup apporté à ce disque dans sa mise en son. « Punishment by Fire » fut la 1ère chanson totalement terminée du quatuor infernal, et la récompense fut immédiate : ce titre apparut dans la compilation French Metal « Plongée dans l’infini » en décembre 2019.

Le confinement aidant, notre EP 4 titres s’est transformé en véritable premier album.

Parallèlement à l’enregistrement du disque, nous avons commencé à prospecter courant 2020 pour transformer le projet « studio » en véritable groupe :

En l’espace de 3 semaines, bien aidé par Mehdi (Kause for Konflikt), JB Romeo ( guitare, burnt Offerings), Eliott Raveau (basse, Sekhmet) et Chucky (batterie, Dawn of Dystopia) ont intégré le champ de carbone.

Alexia, notre claviériste, nous a rejoint pour le tournage de notre premier clip en juin 2021, sur les conseils d’Alexis Seminel (Kause for Konflikt, encore eux! )

Excepté une partie des solos de Pix(Hell) et Disbeliever (oeuvre de JB) , et le texte de ITE EST (Marité Meheust ), j’ai composé l’album en intégralité, et enregistré guitares, basse, claviers, samples et voix black ( de « gobelin enrhumé » plus exactement ). Un travail long et laborieux!

Tom a enregistré toutes les voix, excepté les backing additionnels sur « Devilium », « pix(Hell) » et « A bluer shade » enregistrés par Eliott.

Sandra (Dawn of dystopia) et Skull ( Fatal) ont accepté, pour notre plus grand plaisir, de donner de la voix avec Tom sur « A bluer shade » et « Disbeliever ».

Gros avantage, nous sommes tous du Havre. Ce qui facilite les répétitions (malgré des emplois du temps compliqués) et crée une ambiance très « familiale » au sein du groupe. Le but est de se faire plaisir à travers ce projet, tout en ayant une exigence artistique forte.

L’idée des costumes et des maquillages s’est très vite imposée : proposer un vrai « show » immersif, musical et visuel, pouvoir se glisser dans un personnage de scène, et raconter des histoires. Illustrer ainsi notre concept de « champ de carbone », reflet de toutes les agressions que nous subissons chaque jour.

Comment définiriez-vous votre musique ?

C’est du … Metal! Sans limite, ni étiquette.

Nous ne souhaitons pas nous enfermer dans un style ou une chapelle en particulier.

Carbonic Fields trouve ses racines dans le Power/thrash, le melodeath, le black sympho , le heavy classique ou le coté « no limit » d’artistes tel que Devin Townsend.

Nous attachons beaucoup d’importance au coté « chanson » des morceaux et à l’atmosphère qu’il s’en dégage : j’aime les riffs et les refrains pilon et catchy qui rentre dans le crâne pour ne plus en ressortir ! Ou une bonne ambiance bien glauque …

Le but était aussi de faire un disque varié, qui puisse s’écouter d’une traite , et dévoiler de nouvelles choses au fur et à mesure des écoutes.

Nous tentons toujours, même si les ingrédients musicaux ne sont initialement pas faits pour aller ensemble !

Quelles sont les étapes importantes qui ont marqués le groupe ?

Terminer la démo de Punishment by Fire , recommencer à travailler avec Tom fut la première étape importante !

Puis le fait que Franky accepte d’enregistrer la batterie bien sur, car nous changions totalement de dimension, c’est un pro!

Le début du travail avec JC d’Underwaves fut décisif : nous savions qu’à nous quatre, nous pouvions vraiment faire du bon boulot.

L’investissement a vraiment été total de la part des différents protagonistes, et ce jusqu’a la fin de l’enregistrement.

L’étape suivante fut l’intégration de différents musiciens, Carbonic Fields devenait un « vrai » groupe !

Il a fallu que chacun digère et intègre ses parties, et nous avons dû fournir un travail conséquent sur les arrangements pour adapter ces morceaux très « riche » à la scène !

Ce travail est d’ailleurs toujours en cours.

La motivation de chacun étant présente, nul doute que cela finira par payer!

Entre fin 2019 et début 2021, 4 titres furent dévoilés sur les réseaux, dont une reprise récréative et délurée du « C’est toi que je t’aime » des Inconnus  !

Le tournage du premier clip « Devilium » en juin 2021 fut décisif :

Grâce à l’équipe de Norman Coast, aux acteurs Anthony Duruflé et Michel Lacaille, nous allions enfin pouvoir mettre en avant la dimension visuelle recherchée avec Carbonic Fields.

Un première session photo donnait un aperçu, mais là, c’était une toute autre dimension, avec des parties jouées live et une partie film pour illustrer l’histoire!

Nous sommes très satisfait du résultat, qui présente une vision un peu différente du clip de Metal classique.

Et le 6/10/21, l’album sera enfin disponible, nouveau challenge!

Aurais-tu une ou des anecdotes à nous livrer ?

L’histoire du morceau « ITE EST », qui donne d’ailleurs son titre à l’album, est assez « magique ».

Cette chanson est restée instrumentale durant près d’un an, car je n’arrivais pas à lui trouver de paroles.

L’idée était d’écrire une marche funèbre, qui prendrait le contrepied de tous les morceaux rapides présents sur le disque.

Je souhaitais parler du passage de la vie à la mort, la fin de toute chose…

C’est finalement en faisant écouter le titre à ma… maman (!), que tout s’est débloqué : 3 heures après lui avoir fait découvrir le titre, j’avais un texte dans la boite mail !

Intégralement en français, celui-ci s’est imbriqué comme un lego sur la musique. Tom a tout enregistré en 2 heures.

Franky, très enthousiaste sur ce morceau , nous a enregistré pour l’occasion un orchestre wardrum et percussions Taikos pour alourdir le propos.

Une belle histoire pour un résultat dont nous sommes très fiers !

Les sessions de chant de Thomas furent épiques …

Nous ne souhaitions pas nous mettre la pression et travailler « à la maison ».

Mais enregistrer une voix, cela demande quelques « aménagements » techniques :

Les premières prises était bourrées d’écho et JC ne pouvait rien en faire :

Nous avons donc aménagé une chambre, en essayant de reproduire un caisson d’enregistrement, avec matelas sur les murs de rigueur !

Le caisson était minuscule et Tom devait y rentrer son 1m95, ce qui n’était pas terrible pour ses cervicales!

Si ce n’est pas de la motivation ça!

L’histoire de la reprise de « C’est toi que je t’aime » est assez amusante également :

Lors d’une soirée, on m’a demandé de jouer ce morceau pour accompagner un chanteur :

je ne connaissais pas le titre, la guitare ne tenait pas l’accord, bref, une formidable catastrophe, j’étais super vexé !

De cette histoire est venue l’envie d’une version « virulente » et « extrême », d’autant plus que l’exercice n’avait pas été fait à ma connaissance.

Les paroles n’étant plus d’actualité, j’ai réécrit les paroles… à la gloire du Metal, non sans glisser un clin d’oeil aux Ultra Vomit , spécialistes de ce genre de parodie!

Comment avez-vous vécu la période de crise sanitaire ?

Plutôt bien !

Nous avions, pour la première fois, plusieurs semaines à la maison!

Nos boulots respectifs avec Tom étant très prenants, une telle pause était surréaliste…

C’est ce qui a d’ailleurs permis au disque de passer du stade EP au stade 1er album.

Et Franky nous a vite poussé à sortir directement un album : c’était le seul moyen d’avoir du poids et un peu de visibilité dans cette période post-covid, propice à la sortie de nombreux albums… .

Quels sont vos projets ?

Le 6/10/21 sort enfin ITE EST.

Il est tiré à 300 exemplaires en version digipack, dont les 50 premiers exemplaires seront numérotés et signés.

Vu que nous ne bénéficions pas (encore?) d’une distribution, l’album sera disponible via Facebook et bandcamp, et plus tard sur l’ensemble des plates-formes de streaming.

C’est le talentueux Stan W. Decker (est-il humain?) qui a réalisé la pochette.

Pour le moment, ce sont des webzines comme Loud TV, French Metal, Metal in Veins (John Correstan nous beaucoup aidé d’ailleurs), Blastphème webzine, Hard Force et Metalhead corner qui nous donnent de la visibilité.

Mais nous espérons travailler avec une structure prochainement qui nous apportera les outils nécessaires à une bonne promotion.

Nous répétons d’arrache pied sur un premier set live de 30 min qui nous permettra, nous l’espérons, de faire quelques premières parties ou festivals.

La scène est dans l’ADN de Carbonic !

Carbonic Fields - Devilium (clip)

 

 

 

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